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Critiques
Critique Le Soleil Un gala à guichets fermés 9 décembre 2011 La formule a fait ses preuves, et la succession sur scène de quelques-unes des meilleures voix d'ici de toutes les générations plaît à un auditoire tout aussi varié. On a pu constater également que si les bonnes voix ne manquent pas, les talents de comédiens non plus, Les Dominique Côté, Marc Hervieux et Marie-Ève Munger, notamment, on montré avec brio qu'ils n'avaient aucune peine à aborder tant le répertoire comique que les pages sentimentales ou tragiques. La suite des airs semblait plus vouloir insister sur la variété des chanteurs que du style ou de l'expression. Heureusement, la flexibilité que le gala offre aux chanteurs leur permet également de faire preuve d'un peu d'originalité sur scène, et la soirée s'est animée elle-même de manière fort agréable. L'humour tenait par le fait même une place discrète, mais efficace et appréciée. En fait d'humour, c'est dans le genre comique que l'on remarque le plus l'importance et la difficulté de la diction française à l'opéra, même pour des chanteurs dont c'est la langue maternelle. Pour le bon exemple, la palme revient sans conteste à Robert Huard, dont le « On a l'béguin pour Célestin » tiré de l'Auberge du cheval blanc a suscité à bon endroit l'hilarité de la salle. Les musiciens savent que le public compte pour une bonne part du succès d'une soirée, et pas seulement d'un point de vue quantitatif. Celui du gala était à la fois fébrile et attentif, ce qui contribuait à créer une atmosphère vivante que les chanteurs pouvaient maintenir avec aisance. Le Gala de l'Opéra se tient donc parfaitement bien dans sa forme actuelle. Il serait peut-être seulement souhaitable qu'on fasse attention à l'avantage numérique un peu trop important des voix aiguës, de même qu'aux limites du répertoire, qui peine à sortir de l'opéra italien et français de 1830 à 19 10; mais si le genre lyrique, et souhaitons-le, continue à gagner ainsi en popularité à Québec, il y a fort à croire que les goûts et la curiosité du répertoire s'élargiront d'eux-mêmes.
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