Haute-contre : il s’agit
ici d’une spécialité française. La voix
masculine dont la tessiture est encore plus aiguë que celle de
ténor grâce à une émission vocale faite
d’un mélange de voix de poitrine et de tête combinées.
Cette voix, très en faveur au XVIIIe siècle revient
actuellement à la mode.
Contre-ténor : est une spécialité
anglaise, le répertoire est essentiellement puisé dans
la musique ancienne. Ici, c’est la voix de fausset qui est développée,
voire de mezzo-soprano.
Ténor : Le ténor léger
tient des rôles aimables, peu dramatique et d’un caractère
plus tendre que passionné (Almaviva dans Le Barbier de
Séville de Rossini). Cette voix doit avoir de l’agilité
et pouvoir vocaliser facilement. Le fort ténor
a une voix puissante dont les médiums sont sonores et le registre
aigu éclantant. Il peut exceller dans l’expression de
sentiments violents, héroïques et pathétiques.
La douceur et le charme lui sont presqu’interdit car il éprouve
généralement de la difficulté à donner
les notes hautes autrement qu’en pleine force. Le ténor
de demi-caractère dont l’étendue est
la même que celle du fort ténor mais c’est le timbre
et le caractère de la voix qui différent. Celui-ci a
beaucoup plus de souplesse dans la voix et un facilité bien
plus grande à atteindre les notes élevées en
douceur. (Don José dans Carmen, Des Grieux dans Manon)
Baryton : Voix masculine dont la tessiture se situe
entre celle de la basse et celle du ténor. La voix de baryton
varie du baryton dramatique (Verdi), une voix riche,
ronde, nerveuse et vibrante au baryton léger,
proche du ténor, parfois appelé baryton martin,
qui offre un volume moyen mais se distingue par une sonorité
enveloppante dont les aigus sont abordés avec légèreté
et facilité. La voix de baryton-basse correspond
à une tessiture un peu plus élevée que celle
de la basse, mais qui conserve le grave. Son étendue est plus
grande que celle du baryton verdi et sa voix est, dans le registre
élevé, d’un bel et viril éclat.
Basse : Registre grave des voix masculines. La qualité
de la voix de basse peut varier considérablement. La basse
bouffe est une voix expressive et volubile, et comique (Bartolo
dans Le Barbier de Séville de Rossini) La basse
chantante tient le milieu entre le baryton et la basse profonde.
C’est une voix à la fois onctueuse et malgré son
caractère majestueux, se prête facilement à la
vocalise rapide. La basse profonde ou noble couvre
deux octaves et part du très grave. Cette voix massive et lourde
est stable, puissante et fournit une base solide aux ensembles vocaux.
(Zarastro dans La Flûte enchantée de Mozart).
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